L’extrême-droite russe à l’assaut des stades de l’Euro 2016

Extrême-droite russe Euro 2016
Les extrémistes russes attaquent les supporters à Marseille pendant l’Euro 2016

Des images de bagarres rangées à Marseille et à Lille, des dizaines de blessés dont plusieurs blessés graves, plus d’une quarantaine de supporters russes arrêtés. Les supporters russes ont transformé les villes en terrain de bataille rangée. Quelques-uns parmi les Russes ont déjà été jugés et condamnés à des peines de prison ferme, plus d’une vingtaine ont été expulsés dont les responsables des clubs de supporters.

La veille du match Grande Bretagne – Russie, les supporteurs britanniques étaient en train de se pinter tranquillement dans les bars autour du Vieux Port, notamment au pub Queen Victoria, ça ne s’invente pas. Il y avait des chants et du chahut, comme toujours autour des supporteurs, quelques altercations avec les flics mais rien de bien grave ni d’inhabituel.

Les supporteurs russes sont arrivés, organisés et déterminés. Selon les témoins il n’y a pas eu d’engueulades, aucun échauffement. Ils sont allés droit au but : démolir les Britanniques. Taper sur tout ce qui pouvait être identifié comme anglais, avec des poings et des pieds mais aussi avec des chaises, des bouteilles et des barres de fer. Bien équipés pour leur mission, « ils étaient environ 300 à surgir de nulle part. Ils attaquaient tout le monde. C’étaient des vrais combattants de rue, ils avaient des protège-dents et des gants de MMA (Mixed Martial Arts)« , raconte George Amos, un témoin cité par le Times et repris par La Dépêche. Résultat : plusieurs dizaines de blessés britanniques admis à l’hôpital. L’un d’entre eux est aujourd’hui en état de mort cérébrale. Les combattants russes ont disparu, déjouant le déploiement de la police.

Les supporters-combattants russes ont créé la surprise

Le lendemain de cette agression et du match émaillé de bagarres, les analystes de l’univers du petit ballon affichaient leur incompréhension. Les comportements des supporters russes étaient simplement inédits. Notamment leur degré de préparation pour des combats de rue. « Les 200 russes qui sont allés à Marseille… ils sont venus pour se battre. La plupart des fans anglais, quant à eux, étaient là de manière festive pour passer un bon moment… Ce que nous avons vu samedi, ce ne sont pas des individus qui ont du ventre parce qu’ils ont bu de la bière, mais des personnes physiquement affûtées. Ils savent se battre, ce sont des combattants professionnels », développe Nicolas Hourcade, sociologue à l’école Centrale de Lyon et spécialiste des supporters de football, dans une interview aux Inrocks. Habituellement les supporters violents, les « hooligans » commencent leur prestation en s’alcoolisant pour faire monter la température avant les affrontements. Les supporters russes n’étaient ni alcoolisés ni drogués, mus par le seul désir du combat.

« C’était un raid, on avait affaire à un commando paramilitaire dans l’organisation. Ils repèrent les lieux, désignent une cible, puis passent à l’attaque. Ils connaissaient parfaitement la géographie du quartier et prenaient des voies perpendiculaires ou parallèle pour éviter les contrôles de police », explique Sébastien Louis, historien spécialisé dans l’étude des supporters radicaux et témoin des scènes de violences à Marseille, dans un article du Monde.

Ces violences auraient pu coûter la suspension à l’équipe russe, d’ailleurs la Russie a écopé d’une suspension avec sursis. Mais apparemment les combattants ne s’inquiétaient pas des risques encourus par l’équipe.

Quelques jours plus tard une demi-douzaine de ces combattants en transit par Cologne, ont violemment agressé un groupe de touristes espagnols en en blessant plusieurs gravement. Une attaque d’apparence sans raison, loin des stades de l’Euro. Pourtant ils avaient tous un ticket utilisé pour le match Grande Bretagne-Russie en poche. La police allemande vérifie leur possible implication dans les violences à Marseille.

Les combattants finalement interpellés sur l’autoroute

Trois jours après le match la gendarmerie française a interpellé l’autocar « officiel » affrété par les dirigeants des clubs de supporters russes qui partaient de Marseille en direction de Lille. Dedans, une quarantaine de personnes dont Alexandre Schprygine, 39 ans, président de l’Association des clubs de supporters de Russie. C’est une sorte de super-club qui sert de relai entre les supporters et le pouvoir politique. Et son président s’affiche régulièrement aux côtés de Vladimir Poutine sur les photos officielles. Mais quand on cherche une image d’Alexandre Schprygine sur Internet, on tombe en premier sur la photo où il fait le salut nazi face à la caméra.

Extrême-droite russe Euro 2016 SchprygineExtrême-droite russe Euro 2016 Schprygine Poutine

Drôle de zig parmi les fréquentations de Poutine.

Schprygine s’agitait beaucoup pendant l’interpellation, inondant les médias russes de tweets décrivant les violences inacceptables des forces de l’ordre qui arrêtent arbitrairement « d’innocents supporters russes dont aucun n’a été participé aux événements à Marseille ! », selon lui. Pour preuve il publiait la photo d’un supporter de troisième âge endormi sur le siège de l’autocar : « Regardez, il n’y pas de casseurs ici, l’autocar est rempli de personnes âgées. Et ce vieux vient d’avoir un malaise car il est maltraité par les gendarmes français ! »

L’autocar interpellé a été conduit dans la cour de la caserne de gendarmerie de Mandelieu-la-Napoule, mais les « paisibles supporters âgés » ont refusé d’obtempérer et de descendre du véhicule, prêts à repousser l’assaut des gendarmes. Il a fallu l’intervention du consul russe pour qu’ils acceptent de quitter l’autocar et se soumettre aux contrôles d’identité. Et là, bingo ! Les trois quarts des passagers de l’autocar « officiel » étaient en fait des agresseurs de Marseille que les responsables russes cherchaient à exfiltrer sans les exposer aux regards dans les transports. La police les a identifiés grâce aux enregistrements vidéo. L’opération des gendarmes marseillais a probablement empêché un nouveau jeu de massacre, dans les rues de Lille cette fois.

Suite à l’interpellation plusieurs agresseurs sont passés en jugement et ont été condamnés à des peines de un à deux ans de prison. Ils ont filmé eux-mêmes avec une GoPro leur attaque contre les Britanniques et ont diffusé la vidéo sur Youtube pour vanter leurs exploits à la gloire de la Russie. Visionnée pendant l’audience, cette vidéo a permis des identifications. Deux dizaines de passagers d’autocar ont été expulsé de France pour « trouble à l’ordre public ». Dont Alexandre Schprygine et plusieurs dirigeants des clubs de supporters reconnus responsables des violences : Locomotive, TSKA etc. A l’aéroport de Moscou ils ont été accueillis en héros par une foule de supporters et de journalistes.

La Russie pouvait-elle empêcher la venue des agresseurs en France ?

Selon la pratique en cours, chaque pays est responsable du comportement de ses ressortissants les plus agressifs lors des matchs internationaux. En prévision de l’Euro la Grande Bretagne a confisqué provisoirement les passeports de plus de 2 000 supporters réputés violents, et des contrôles de physionomistes ont été instaurés dans les gares et les ports pour empêcher la sortie de ces individus. La Russie s’était contentée de transmettre aux autorités françaises une trentaine de noms de personnes potentiellement agressives. Aucun supporter violent n’a été empêché de se rendre en France. La Russie multiplie pourtant les interdictions de sortie pour ses nationaux ces dernières années. Quelqu’un qui a des crédits bancaires en souffrance ou bien en retard pour la pension alimentaire pour plus de 10 000 roubles (133 euros), peut être arrêté à la frontière et renvoyé chez lui afin de s’acquitter de ses obligations. Idem pour un petit entrepreneur en retard des cotisations sociales. Plus de 700 000 personnes sont inscrites sur cette liste d’interdits de sortie, qui ne cesse de s’allonger. Et un projet de loi prévoit d’instaurer l’interdiction extrajudiciaire de sortie du territoire pour les opposants politiques sur simple décision du FSB, des services secrets russes. Ce texte vient d’être voté en première lecture par la Douma. Mais un supporter notoirement violent et qui se rend à l’étranger avec des intentions belliqueuses, n’est pas inquiété à la sortie du pays. Un comportement pour le moins étonnant de la part d’un pays qui s’apprête à accueillir le Mondial 2018.

Les médias russes présentent leur propre version des incidents

La télé russe a présenté une image très uniforme des « violences des hooligans britanniques contre de paisibles supporteurs russes avec la police française complice ». Toute version des faits plus proche de la réalité est rejetée comme subversive et mensongère. Un exemple a été fourni dans l’émission live Priamoy Efir de Pervy Canal, la plus grande chaine de télévision publique en Russie. L’envoyé spécial Vladimir Stognienko intervenait en direct après le match au stade de Villeneuve-d’Ascq où les supporteurs russes avaient de nouveau engagé la bagarre avec les Britanniques. Depuis les studios à Moscou, le présentateur l’interpelle : « Comment ça s’est passé, est-ce vrai que les Britanniques ont encore essayé d’attaquer les supporteurs russes, qu’ils ont sauté les barrières pour se faufiler dans notre secteur ? » Réponse du journaliste qui était témoin de la scène : « En fait non, ce sont nos supporters qui viennent de casser la barrière de séparation pour aller attaquer les Anglais… » Le présentateur lui coupe immédiatement la parole. L’envoyé spécial est copieusement hué par le public qui assiste à l’émission dans les studios : « Vous n’avez pas le droit de dire ça ! Vous n’êtes pas patriote de la Russie ! ». Son antenne est interrompue. Avec cette étiquette de « non-patriote » qui a remplacé « l’ennemi du peuple » d’antan, le journaliste aura du mal à retrouver du travail à la télé. Les médias russes ont-ils renoué avec les pratiques de censure de leurs ancêtres totalitaires ?

Certaines réactions des hommes politiques russes ont le mérite de la franchise

La réaction de l’administration russe a été rapide et presque unanime. Serguei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères a dénoncé « un comportement inadmissible »… de la police française envers de paisibles supporters russes. Le ministre russe a pris la peine d’envoyer un message à Jean-Marc Ayrault, son homologue au quai d’Orsay, pour lui débiter les sornettes qu’il avait entendues à la télé locale. Les autres hommes et femmes politiques russes lui ont emboité le pas dans la condamnation de l’incompétence de la police française qui attribue arbitrairement la responsabilité des agressions aux supporters russes innocents.

Certains politiques russes sont allés plus loin, quitte à briser la version officielle. « Nos supporters ont très bien agi ! Je ne vois pas où est le problème quand il y a de la bagarre, et je demande à nos supporters de continuer. Allez-y, démontez-leur la gueule ! ». L’auteur de cet appel enflammé s’appelle Igor Lebedev, c’est le vice-président de la Douma, le parlement russe. Il admet sans peine que ces « supporters » étaient venus en France pour engager des combats de rue, et il en est fier. Igor Lebedev est aussi membre dirigeant du Comité de football russe. Et Alexandre Schprygine est l’assistant parlementaire d’Igor Lebedev. La communication passe bien entre le politique et le terrain.

Extrême-droite russe Euro 2016 JirinovskiVladimir Jirinovski (au centre) et Igor Lebedev (à sa gauche sur la photo), son fils et héritier aux commandes du parti LDPR

Igor Lebedev n’est pas un simple député du parti LDPR puisque c’est le fils de Vladimir Jirinovski, président du parti. Bien qu’il porte le nom de sa mère, a 43 ans il est numéro 2 dans son parti où on le considère comme l’héritier naturel du père-fondateur. LDPR campe sur les positions de l’extrême-droite « dure », par opposition à la tendance « molle » du Kremlin. Le parti de Jirinovski-Lebedev est connu pour ses prises de position fortes appelant à la destruction de l’Occident, ennemi éternel de la sainte Russie selon eux. Dans les couloirs du parti, les attentats commis contre les pays occidentaux comme celui de Charlie Hebdo et les suivants, sont accueillis par un tonitruant « Bien fait  pour eux, ils l’ont bien mérité ! ». Vladimir Jirinovski l’a exprimé sans détours intervenant à la télé publique Rossia le soir des attentats de Bruxelles : « Les attentats terroristes vont continuer partout en Europe, et c’est tout à notre avantage ! Qu’ils crèvent tous, qu’ils meurent ! ». LDPR n’est pourtant pas un parti pro-islamiste, mais la perspective de voir dépérir l’Occident haï est trop séduisante. Igor Lebedev a grandi dans cette ambiance humaniste. Son groupe parlementaire à la Douma réunit 12,5% des députés du parlement russe.

L’an dernier le groupe parlementaire d’Igor Lebedev a décidé d’écrire à François Hollande en lui enjoignant de… fermer Charlie Hebdo dont ils n’ont pas goûté les caricatures. Si quelqu’un leur expliquait que le Président de la République Française n’a pas ce pouvoir, ils le traiteraient de mauviette.

Un autre personnage clé semble demeurer à l’écart du drame : Vitaly Mutko, le ministre des Sports russe. En poste depuis 2008, ce n’est pas lui qui a choisi Schprygine, celui-ci était déjà à la tête de l’Association des clubs de supporters de Russie. Mutko avait la main sur le stock des places « réservées » pour les matchs de l’Euro avec la participation de l’équipe russe. Plusieurs milliers de ces places étaient proposées aux supporters les plus méritants pour un prix d’ami : 300 roubles soit 4 euros, c’est le prix d’une bouteille de vodka à Moscou. Contre plusieurs centaines d’euros le prix de la même place en vente au grand public. En revanche ce n’est pas le ministre mais Alexandre Schprygine qui choisissait à quel club il allait attribuer cette manne et sous quelles conditions. Comme pour tous les autres matchs, et l’ensemble des matchs des championnats nationaux.

Ces activités footballistiques de Schprygine ne doivent pas lui rapporter beaucoup, il confessait dans une interview son salaire du président de l’Association des clubs de supporters : 70 000 roubles soit 1 000 euros au taux de change actuel. Un traitement de misère, comparé au niveau des prix à Moscou. Ça ne l’empêchait pas de conduire une Mercedes classe G jusqu’à peu, un véhicule dont le prix de vente neuf dépasse les 200 000 euros. La vie d’un quasi-bénévole du foot réserve quelques surprises pas désagréables.

L’extrême-droite russe aime taper dans le ballon aussi

La radicalisation d’une partie des supporters de foot est devenu visible depuis décembre 2010, on a découvert son visage à l’occasion d’une grande manifestation sur la place Manejnaia sous les murs du Kremlin. Une manif non-autorisée mais pas réprimée, à l’occasion de la mort de l’un d’entre dans une bagarre de rue.

Extrême-droite russe Euro 2016 KremlinLa manifestation a produit ces images à glacer le sang, où des centaines de personnes lancent le salut nazi en direction des fenêtres du bureau de Vladimir Poutine. Une déclaration publique d’existence, de quelque sorte.

Depuis, ces « supporters combattants » appelés aussi « fanats » ou « ultras » multiplient le recrutement et la formation des troupes. Au programme, de la musculation poussée dans les salles de sport et des séances d’entrainement beaucoup plus discrets dans les bois à l’extérieur de Moscou et d’autres villes. Loin des yeux, on apprend les différentes formes de combat de rue, à mains nues ou pas, les techniques de la guérilla urbaine et d’autres joyeusetés. L’un des premiers dirigeants et formateur de ces équipes de néo-nazis s’appelait… Alexandre Schprygine. On est à peine surpris. Dernièrement le bonhomme a cité l’équipe des Bleus comme l’exemple à ne jamais suivre : « Il y a beaucoup trop de Noirs dans l’équipe de France ! ».

Les rumeurs attribuent à ces « fanats » néo-nazis la participation à plusieurs ratonnades visant les travailleurs migrants originaires de l’Asie Centrale et du Caucase, dans les quartiers périphériques de Moscou et en province. Ils sont aussi accusés de passage à tabac des opposants et des journalistes. Dont certains ont été handicapés à vie comme le journaliste Oleg Kashine à qui les agresseurs ont arraché plusieurs doigts à coup de barre de fer en 2011. Les avocats de la cause d’extrême-droite expliquent que ces attaques n’étaient pas une initiative des « fanats », ceux-ci auraient été instrumentalisés par le monde politique. Mais il ne s’agit que des affabulations sans preuve.

Pourquoi tant de violence ?

Que recherchaient les responsables russes en fermant les yeux sur la venue de ces combattants néonazis en France pour l’Euro 2016 ? Voulaient-ils nous faire peur, ou bien se faire peur ? Vladimir Poutine est-il derrière cette escapade ? Le président russe n’a pas besoin de s’impliquer, il y a tout une armée de volontaires à son service prêts à prendre les initiatives les plus douteuses. Le monde politique en Russie est rempli de cadres aux dents longues comme Alexandre Schprygine et qui peinent à monter en grade, où cherchent à imposer leur autorité comme Igor Lebedev. N’étant pas originaires de St Peterbourg comme Poutine et n’ayant pas servi au KGB sous les ordres du futur président, ils ne sont pas facilement admis au cénacle. Du coup ils rivalisent d’ingéniosité pour se faire remarquer, et pourquoi pas en doublant le patron sur son (extrême) droite. Un exercice sans risque mais qui peut donner un coup de pouce à la carrière.

C’était probablement le calcul de Schprygine et de ses chefs. L’arrestation et l’expulsion de son équipe de combattants ne leur sera pas reprochée. La doctrine politique en vigueur au Kremlin a tendance à glorifier ceux qui « se sont sacrifiés pour la victoire ». On s’attend à voir les « héros de Marseille » monter dans la hiérarchie moscovite.

L’ambiance dans les stades français sera un peu plus calme en l’absence d’une partie des combattants expulsés. Il reste encore des matchs à jouer, on souhaite à l’équipe russe de montrer ses meilleures performances sans être gênée par les perturbateurs.

En revanche la préparation du Mondial 2018 va provoquer de nouvelles interrogations. Ces supporters-combattants-néonazis bénéficiant d’une certaine impunité et des soutiens jusqu’au plus niveau à Moscou, quelles garanties de sécurité pour les supporters français et ceux des autres pays qui souhaiteraient se rendre en Russie pour assister aux matchs ? Les fédérations internationales de football auront un sacré casse-tête à résoudre dans les deux années à venir.

 

Mise à jour le 21.06.16 :

Expulsé le 18 juin, Alexandre Schprygine était revenu en France 48 heures plus tard. Son visa Schengen n’était pas annulé, il a pu prendre un vol pour Barcelone pour rejoindre Toulouse où l’équipe russe jouait un match qui allait s’avérer son dernier lors de l’Euro 2016. Pour Schprygine aussi : son retour n’a pas faire rire place Beauvais. L’individu a été à nouveau interpellé. Cette fois-ci l’Intérieur a pris les mesures d’accompagnement adéquats, qu’il vient de détailler dans un communiqué :

« … 25 personnes ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Pour éviter tout retour sur le territoire national de ces individus, leurs visas ont également été abrogés, et des arrêtés d’interdiction administrative du Territoire seront pris en complément. »

La dernière sortie de Schprygine a donc provoqué l’annulation des visas Schengen pour l’ensemble de ses combattants expulsés. Mais ils n’auront pas besoin de visas pour s’inviter au Mondial 2018 à Moscou.